
La situation géologique très particulière de l’Islande et
ses
conséquences directes (éruptions volcaniques et tremblements de terre,
le long du "graben", là où le magma est le plus près de la surface)
tient à son positionnement sur la dorsale médio-océanique, faille
séparant les plaques tectoniques de l’Europe et l’Amérique du Nord.
Environ 10% de l'île est par ailleurs recouverte de glaciers, dont les
plus imposants sont Vatnajökull, Langjökull, Hofsjökull et
Myrdalsjökull.
L'Islande ne compte pas moins de 200 volcans (30 actifs) et qui se
réveillent au rythme moyen d'une irruption tous les 5 ans. On y trouve
1/3 des laves émises sur la planète. L'Islande (102 846 km², dont 11
800 de glaciers) est en permanence sous surveillance scientifique
approfondie : la fracture s'élargirait en moyenne de 2 centimètres par
an, selon les techniques américaines de repérage par satellites (GPS).
La plupart des habitants vivent à
Reykjavík et dans les environs dans
le sud-Ouest de l’île principale (qui est totalement située au Sud du
cercle arctique et connait donc une alternance jour/nuit toute l’année,
même si la durée de clarté du jour est très courte en hiver, et les
nuits sont très courtes en été) ; l’Est de l’île ne compte que 12 000
habitants, vivant exclusivement de la pêche. L’île de Grímsey, sur le
cercle polaire arctique, constitue le lieu habité le plus septentrional
d’Islande.
En dehors des villes, les fermes traditionnelles en bois sont
construites à l'abri des vents dominants. Leurs toitures sont couvertes
d'une épaisse couche de tourbe. Elles comportent une maison
d'habitation où la famille vit souvent dans une pièce commune et des
étables aménagées pour accueillir les moutons en hiver.
Dans le détail
L’île étant traversée par le rift de la
ride médio-atlantique, la plupart de l'activité volcanique et
géothermale se situe le long de ce graben, là où le magma est le plus
près de la surface. Ainsi, d’un point de vue de la tectonique des
plaques, la partie Nord-Ouest de l'Islande est sur la plaque américaine
et la partie Sud et Est sur la plaque Eurasiatique.
Contrairement au Groenland voisin, l’Islande est considérée comme
faisant partie politiquement de l’Europe, et non de l’Amérique : si
elle se situe en effet à cheval sur le rift de séparation des deux
continents, la plus grande partie de son territoire est du côté
européen du rift ; culturellement et historiquement, sa population est
d'origine européenne et non aborigène.
L’Islande compte une importante activité géothermale constituée de
solfatares et de sources thermales, dont les spectaculaires geysers (ce
mot étant lui-même d’origine islandaise). L’abondance d’une telle
énergie géothermique fait que la plupart des habitants ont accès à
l’eau chaude et au chauffage domestique pour des prix très modiques.
L’électricité, de même, est produite facilement grâce aux nombreuses
rivières et chutes d’eau, utilisées par l’industrie hydroélectrique.
En aval du Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe, un barrage
hydroélectrique devrait bientôt alimenter une usine d’aluminium Alcoa,
qui produira 322 000 tonnes par an. 57 km² de terres seront submergées.
Ce barrage fera aussi disparaître cinquante chutes ou cascades. Des
écologistes s'opposent par conséquent à sa construction, et arguent que
très peu d’Islandais ont sollicité un emploi auprès d’Alcoa, et que par
conséquent cette usine n’enrayera de toute façon pas la désertification
de cette région, principale raison du soutien gouvernemental.
Les côtes de l’île sont truffées de fjords, au sein desquels la plupart
des agglomérations sont situées : les terres intérieures, ou "Hautes
Terres d'Islande", sont en effet constituées principalement de déserts
inhabitables. Les principales villes du pays sont Reykjavík, Keflavík
(lieu d'implantation de l’aéroport international) et Akureyri au nord
de l'île.
- L'Islande "physique" :
